221 B Baker St.
Le jeu
Sorti en 1986 sur Apple 2 puis en 1987 sur Atari 8 bits, Commodore, Atari St et PC Dos, 221 B Baker Street est un jeu édité par IntelliCreations , une compagnie formée par deux anciens employés de Datasoft qui avaient racheté la société lorsque celle-ci commençait à battre de l'aile. Le jeu a été développé par IntelliCreations et Pacific Softech . Origine 221 B Baker Street est directement adapté du jeu de plateau du même nom dont la première édition remonte à 1975 (de plus amples renseignements ici et si vous êtes intéressé par ce type de jeu, vous trouverez ici une liste de jeux récents sur ce thème). Une conversion fidèle Le jeu débute par un choix de configuration: - type de PC , choisissez ce que vous voulez, c'est sans aucune importance - choix des graphismes, le jeu propose CGA ou EGA. Même si les graphismes CGA sont plutôt propres, on préférera les graphismes EGA, nettement plus fins - utilisation du joystick ou des touches du clavier. L'usage du joystick n'apporte pas grand-chose au jeu. On passe ensuite au choix des personnages. Le jeu propose jusqu'à 4 joueurs qui joueront chacun à leur tour. Vous choisissez un avatar au nom évocateur: Sherlock Holmes, John Watson, Inspecteur Lestrade ou Irene Adler. Le jeu proprement dit débute juste après. Vous choisissez un cas parmi les trente proposés puis vous lisez le compte rendu de l'affaire dans la documentation. Une carte de Londres apparaît parsemée d'immeubles divers; pub, pharmacie, maréchal-ferrant, 221 b Baker Street et Scotland Yard entre autres. Chaque joueur lance un dé à six faces et avance, sur la carte, d'autant de cases que le score obtenu. Si c'est possible, il peut rentrer dans un immeuble et obtenir un indice. Ensuite, il laisse sa place au joueur suivant et ainsi de suite. Lorsqu'un joueur pense avoir réussi à résoudre l'affaire, il faut qu'il se munisse d'un badge récolté à Scotland Yard et qu'il rentre à Baker Street pour livrer ses déductions. S'il ne s'est pas trompé, il est déclaré gagnant sinon il repart dans la rue. Quelques subtilités supplémentaires viennent agrémenter le jeu, il est possible par exemple de verrouiller les portes des immeubles pour empêcher les autres joueurs de récupérer un indice, vous pouvez aussi décider d'utiliser un langage codé dont vous seul possédez la clef, etc. Pas le temps de s'ennuyer Le jeu est très rapide et les joueurs ne se morfondent pas en attendant leur tour de jeu, les règles sont bien agencées et simples à appréhender. Les 30 enquêtes différentes leur permettront d'enquêter un temps conséquent mais il n'y a aucune rejouabilité. Même si le jeu peut sembler un peu répétitif, il est quand même bien plus diversifié qu'un Cluedo. Les quelques améliorations ajoutées par rapport au jeu de plateau: le langage codé, l'impossibilité de tricher, le tirage automatique du dé en font une alternative intéressante par rapport à celui-ci Une réalisation très honnête Les graphismes du jeu, s'ils sont loin d'être inoubliables, sont tout à fait corrects, même si les personnages auraient mérité un peu plus de soin. Le son est, quant à lui, très dispensable. Le jeu est fluide et sans bugs. L'anglais utilisé peut se révéler ardu du fait de l'utilisation d'un langage parfois soutenu. Une mention spéciale pour la doc parsemée de citations du canon holmésien et très bien faite. Au final, une bonne alternative au jeu de plateau qui, malgré son âge respectable reste très jouable Fabrice Debaque.
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