Arabian Nights
Le jeu
Mille et un pixels Vous avez toujours rêvé de vivre les aventures d’Aladdin, et de sauver la princesse Jasmine des griffes de l’immonde Jafar ? Eh bien, dans ce cas, vous pouvez toujours aller jouer aux deux – excellentes - versions du jeu éponyme sorties en 1993, respectivement sur Mega Drive et Super NES. Car, bien qu’Arabian Nights s’inspire lui aussi des contes des Mille-et-Une Nuits, nous ne sommes pas ici face à un jeu qui a marqué son temps pour la qualité de son gameplay, mais pour… d’autres raisons, que nous évoquerons plus loin. Le Harem Shake Arabian Nights, sorti en 2001, est en effet l’un des derniers jeux du fameux studio français Silmarils , également réputé pour un autre de ses "chefs d’œuvre", Les Visiteurs : La Relique de Sainte Rolande , sorti seulement quelques mois plus tard. Dans cette mouture, nous incarnons Ali, jeune habitant d’Akhaba, qui aura pour mission de sauver les cinq filles du sultan en un temps record. Celles-ci sont des quintuplées, et doivent trouver un mari avant leur vingtième anniversaire, sans quoi elles seront chassées du royaume. Mais, comme si la tâche n’était pas suffisamment compliquée, celles-ci ont disparu, il va donc falloir arpenter le royaume pour les retrouver ! Est-ce que le grand vizir, qui a littéralement la tête de Jafar, a quelque chose à voir dans cette disparition ? Le suspense reste entier. Ali plus haut, Ali plus hauuuut… Heureusement, Ali peut faire des sauts acrobatiques, se battre avec son épée, des couteaux ou encore des bombes, et il est également habité de pouvoirs magiques qui lui permettent par exemple de lancer des boules de feu. Ses talents de danseur, de jardinier et de gladiateur seront également mis à rude épreuve, et ne seront pas de trop pour mener sa quête à terme. Mais, arrêtons de tourner autour du pot, et parlons de l’éléphant dans la pièce (ou plutôt, du dromadaire) : on ne joue pas à Arabian Nights pour son scénario, pour la qualité de sa bande son, ou pour ses prouesses graphiques. La maniabilité est assez hasardeuse, et le jeu a une tendance à crasher régulièrement, à tel point que l’équipe de développement a directement inclus un système de quick save, probablement indispensable pour pouvoir terminer le jeu sans recommencer plusieurs fois chaque niveau depuis le début. « Eh bien, embrasse-moi, mon gros loup ! » Non, si Arabian Nights est aujourd’hui resté dans les mémoires, c’est avant tout pour son côté nanardesque : les doublages français sont à l’image des célèbres doublages anglophones, qui ont acquis un statut quasi-culte outre-Atlantique. La moindre réplique semble avoir été enregistrée par les développeurs eux-mêmes après un repas dominical bien arrosé, et chaque cinématique sera à l’origine de moments de grâce bien trop rares dans les jeux vidéos modernes. N'hésitez donc plus à vous lancer dans l’aventure, car Ali ne va probablement pas pouvoir vaincre la secte de la Lune Noire sans votre aide ! Lancement Le jeu est disponible sur GOG, le lien de téléchargement est donc coupé.
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