1995
D
Informations de jeu
Fiche technique
- Sortie
- 1995
- Région
- INT
Le jeu
Le scenario L'histoire se déroule à Los Angelès, en 1997. Richter Harris, un des plus célèbres médecins du pays, s'est livré à un massacre terrible à l'intérieur de l'hôpital dont il est le directeur. Cerné par la police, il s'est retranché dans les locaux avec des otages. Sa fille, Laura, accourt sur les lieux pour raisonner son père et essayer de comprendre ce qui a provoqué son basculement dans la folie meurtrière. En pénétrant dans l'hôpital, elle se retrouve enfermée dans un manoir, à la frontière entre le monde réel et celui de l'imaginaire de son père. Le gameplay Conçu à l'origine pour Saturn et Playstation, ce jeu a été adapté pour le PC. C'est donc le clavier qui remplace la souris. La prise en main est relativement facile: les 4 touches directionnelles pour se déplacer, la barre espace et la touche entrer pour intéragir avec les rares objets et éléments, et la touche I pour ouvrir et fermer l'inventaire. On ne pouvait faire plus simple. Dès le début du jeu, un poudrier, placé dans l'inventaire, permet un coup de pouce au joueur en mal d'indices. Mais l'on ne peut utiliser cette aide que trois fois au cours de la partie. Les déplacements se font en vue à la première personne, dans un environnement en 3D qui n'a pas trop mal vieilli. Des séquences cinématiques entrecoupent les phases d'exploration, et montrent Laura à "la troisième personne". Un concept novateur Nous ne sommes qu'en 1995, lorsque ce jeu sort sur les consoles puis sur PC. Ce n'est pas tant le scénario qui est original mais plutôt sa réalisation: Kenji Eno, concepteur du jeu, directeur de la société WARP et musicien à ses heures, a inventé un jeu qui se situe à la croisée du point and click traditionnel (exploration de lieux, énigmes à résoudre sous forme de puzzles ou d'interaction entre objets de l'inventaire et éléments du décor) et du survival horror (un lieu maudit où les pires cauchemars semblent prêts à se matérialiser). Mais ici, il n'y a pas de phases d'action dignes de ce nom, pas de mutants ou de zombies prêts à vous sauter à la gorge. Tout réside dans l'ambiance...Un point and scream, un survival atmosphere...Oui, il manque une appellation pour caractériser ce jeu qui demeure toutefois un vrai jeu d'aventure. Autre originalité, le jeu se déroule en deux heures, montre (accessible dans l'inventaire) en main. Heureusement, les nombreuses scènes de cinématique sont décomptées du timing. Du coup, aucune sauvegarde n'est possible. Il vous faudra refaire le jeu autant de fois que nécessaire pour le finir, ou du moins pour arriver à une de ses deux fins. Comme les énigmes ne sont pas très compliquées, et qu'elles reposent sur une logique implacable ( à part peut-être celle de la manivelle, tout au début du jeu...Chut, je vous laisse découvrir à quoi je fais référence), vous devriez venir assez vite au bout de ce jeu, d'autant que certaines actions ne sont plus à faire à la deuxième ou troisième fois, avec le principe des "énigmes à tiroirs". Certains pourront trouver que la lenteur des déplacements de Laura rend le jeu insupportable. Pour ma part, je crois que cela contribue à l'immersion dans le jeu, d'autant que la bande son est impeccable et glaçante à souhait. Après tout, il était normal qu'un jeu réalisé par un musicien rende un son parfait: les pas qui résonnent, les portes qui grincent, le cliquetis des mécanismes, la voix plaintive du père de Laura...Brrrr, c'est la grande réussite de ce jeu ! Une suite ? Le jeu n'a pas si mal marché. Bien sûr, les "vrais" jeux d'aventure et les "vrais" survival horror ont fait de l'ombre à D . Le jeu aurait dû être censuré dans sa version américaine, et ne l'a pas été car, dit-on, Kenji Eno aurait présenté son projet avec une version peu sanguinolente, avant de rajouter des scènes gore et dérangeantes. C'est probablement son atmosphère glauque, morbide, macabre, ajoutée à un cover qui ressemble à des affiches de films pourtant postérieurs, comme " the grudge" ou bien "the eye", qui ont permis à ce jeu de connaître une relative notoriété. Deux suites ont vu le jour. Mais comme Kenji Eno ne fait rien comme les autres, ces suites composent des éléments d'une trilogie qui n'en est pas une. En fait, pour faire simple, il a repris le personnage de Laura Harris dans deux autres jeux, mais qui n'ont aucun lien avec D. Il y a eu d'abord Enemy Zero (1998), qui a été adapté aux pc, mais qui n'a pas connu de réel succès en dehors des consoles, puis "D2", qui est donc une fausse suite, et qui a été conçue pour la console Dreamcast (2000). N'hésitez pas à jouer à D . La version "abandonware facile" vous permet de le télécharger en deux clics et trois mouvements. Ce jeu, par son originalité et son atmosphère, vaut la peine d'être connu et même reconnu.
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Saturn
1995