Fallen Lords : Condemnation

1–1 playersFabricant inconnu

Le jeu

Préambule : Si, comme moi, vous ne voulez pas râler sur le fait que le tutoriel de Fallen Lords : Condemnation ne fonctionne pas, allez dans les paramètres des touches, et associez l’action 2 à la touche E, celle qui est indiqué dans le tutoriel pour le mode Commandement. Préambule 2 : Le Retour : Fallen Lords : Condemnation est un jeu estampillé PEGI 16, et est un titre avec pas mal d'hémoglobine qui gicle. Il n’est donc pas à mettre entre toutes les mains ! Introduction Fallen Lords : Condemnation est un jeu d'action en vue à la troisième personne dans lequel se mêlent des éléments de Stratégie en Temps Réel sorti en Août 2006 dans nos contrées. Le jeu est le premier titre d’un petit studio espagnol, Novarama , qui sera surtout actif de 2009 à 2014 en développant pour Sony la série Invizimals , des jeux utilisant la réalité augmentée et qui chassaient ouvertement sur les terres de Pokémon, avec en prime des produits dérivés similaires comme un jeu de cartes à jouer et à collectionner. Le studio est toujours actif aujourd’hui, bien que leur dernier jeu United 1944 ait été délisté de Steam cette année suite à la fermeture des serveurs. L’édition du jeu en France est, quant à elle, assurée par… Nobilis . Bon, autant dire que la vue de ce logo bleu sur la jaquette est rarement signe de qualité, mais après tout, on peut s’attendre à un miracle, non ? Il est d’ailleurs surprenant de voir la fracture entre Invizimals et Fallen Lords : Condemnation , ce dernier étant un titre plutôt sombre en termes d’ambiance, dont le style gothique rappelle franchement la série Legacy of Kain , avec ses démons sanguinolents, ses zombies et ses anges qui semblent presque aussi maléfiques que les démons qu’ils affrontent. Le contexte du jeu est d’ailleurs assez… particulier, mêlant éléments de fantasy et lieux on ne peut plus réels que l’on explore lors des missions solo. Le jeu propose un total de trois campagnes, chacune centrée autour d’une des factions de l’univers de Fallen Lords : Condemnation . D’un côté les Anges, forces du firmament et des cieux, de l’autre les démons, forces des enfers, et pour finir au centre, les âmes du purgatoire, armées constituées d’humains refusant de choisir un camp et luttant pour leur liberté. A charge pour le joueur de choisir un camp et de voir son champion évoluer de mission en mission jusqu’à devenir une armée à lui tout seul, commandant ses troupes pour écraser ses ennemis. Massacre dans l’Au-Delà Bon, comme tout jeu que l’on démarre, autant commencer par le tutoriel, pour se familiariser avec les commandes. Et déjà, ça part mal : le jeu n’est pas très beau, surtout pour les standards de 2006. Si les modèles des unités sont encore à peu près jolis, on ne peut pas en dire autant des décors, qui tiennent plus du minimalisme que des paysages foisonnants de détails que l’on pouvait voir dans d’autres jeux de l’époque. Même Sacrifice , sorti pourtant six ans plus tôt, avait des décors plus détaillés et des unités plus variées… Mais les graphismes ne font pas tout, et heureusement, car Fallen Lords : Condemnation se vante d’avoir “Un gameplay et une interface simplifiés pour une prise en main aisée”. Pour illustrer ce propos, prenons le Sorcier, une des unités des anges qui, comme son nom l’indique, peut lancer des sorts et éventuellement se battre avec une épée. Sauf que pour lancer des sorts, il faut : maintenir une touche, puis appuyer sur une combinaison de boutons tout en ciblant avec la souris et espérer toucher avec le sort ! Sincèrement, c’est inutilement complexe, surtout quand on le compare encore à un titre comme Sacrifice, qui possédait une interface de lancer de sort plus intuitive à mon sens. Côté combat, c’est effectivement plutôt simple : clic gauche et clic droit de la souris pour des attaques, et certaines combinaisons précises déclenchent des attaques plus puissantes. Le problème vient là encore du tutoriel particulièrement confus, et certaines missions de départ (notamment les épreuves chez les Anges et les Âmes du Purgatoire, qui sont paradoxalement extrêmement difficiles quand on commence à peine à se faire gameplay) sont inutilement compliquées. Et pourtant certaines missions avec des objectifs un peu originaux montrent que Novarama avait quand-même des bonnes idées, mais mal appliquées, notamment à cause d’une Intelligence Artificielle des unités qui rend le mode Commandement (la partie STR du jeu) très gadget et assez peu impactante, au point où juste s’entourer d’un escadron et foncer casser des tronches reste la meilleure des solutions. Un résultat plutôt proche de l’expérience que j’ai eu, et qui encore une fois montre que Nobilis n’avait pas vraiment à coeur la qualité des jeux qu’il distribuait, ce qui finira d’ailleurs par tuer la société en 2013, ne laissant que leur filiale de fabrication d’accessoires pour consoles, Subsonic, encore active aujourd’hui. Oh, et le manuel blanc et bleu austère qui ressemble à une notice de machine à laver ou de vieux logiciel d’édition de photo sur ordinateur alors qu’on parle d’un jeu épique de fantasy quand-même bien sanglant, c’est non, Nobilis . Je n’irais pas jusqu’à lui mettre un Abandonware de Plomb, mais il n’en passe pas loin, VRAIMENT pas loin.

Avis des joueurs

La communauté en parle

Versions

Une fiche, plusieurs machines